Vendredi 17 novembre 2006
Viens de me réveiller. Sieste de vingt minutes. J'ai complètement froid, l'impression qu'il est 23h58, le jour baisse, on a changé d'heure, il fait nuit bien trop tôt maintenant. Comme à chaque fois que je me réveille, j'essaie de garder cet enthousiasme grisant qui me fait dire que c'est facile (et pendant que j'écris ça Tété gueule "Toi, tu dis que c'est aisé", et je grince des dents parce que le hasard n'existe pas). Envie d'aller courir comme une con, et puis finalement non puisque la dernière fois que je l'ai fait j'ai tenu deux cents mètres. Je me remettais à courir en prenant un air sportif dès que je croisais un autre coureur. Comme à chaque fois que je me réveille ça m'emmerde de savoir que juste après mon petit enthousiasme grisant je suis un peu perdue, comme si j'étais pas chez moi, et que je l'avais jamais été. Faut sortir de la couette maintenant, il fait pas si froid, laisse le temps à ton corps de s'habituer à la température ambiante. Comme à chaque fois que je me réveille je suis en colère, aujourd'hui c'est la dernière fois qu'on m'emmerde, qu'on me tracasse, qu'on me fait perdre du temps en prenant le sien, aujourd'hui c'est la dernière fois que je râle, aujourd'hui c'est la dernière fois que je suis le gros chien marron et blanc avec son tonneau autour du cou.
J'aime bien la sieste, le complètement froid quand il faut se lever, le non encore cinq minutes, les idées qui se mélangent, le sourire qui vient tout seul et sans lettre explicative, la facilité de régler deux-trois trucs qui traînent depuis des semaines, j'aime bien parce que je suis contente. Bêtement. Et d'ailleurs je souris du même nom. Là, tout de suite là. Même si je suis un peu perdue.
Par L'idz
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Publié dans : Gniiiiiiiiiiiiiiiiii
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Je ne fais jamais de sieste ... parce que je n'aime pas dormir quand il fait jour,
En fait, je suis comme les poules, je caquette et je ponds :o)
pour moi sieste rime avec bouche pâteuse et autre puage de gueule combiné avec une grosse tête dans le cul et une impossibilité à se rendormir le soir, mais parfois j'ai pas le choix.
Sinon j'ai bien ri en te lisant... et justement parceque c'était pas forcément drôle. Je m'explique : quand quelque chose a un ton nostalgique ou un peu triste, j'ai décidé de le lire avec l'accent allemand (comme Otto dans Malcolm) et là, tout passe. C'est une technique dont je ne suis pas peu fier. Imagine maintenant annoncer à quelqu'un un décès dans sa famille... " Fotre kran merr este morteuh, ya !)... bon c'est encore à travailler je sais...
'Tends bouge pas j'essaie avec l'accent russe, ça doit pas être mal non plus.
Tiens, je te fais un bizou.