Mwaif

Mardi 24 avril 2007
Bon voilà, je sais ce que je veux faire.
J'ai envie de chanter des chansons débiles et rigolottes, musicalement à la hauteur des musiques pas débiles et rigolottes, avec juste ce qu'il faut de mise en scène pour que ça caresse aussi les yeux, avec deux ou trois potes qui rigolent des mêmes choses que moi. Et puis on irait dans des petites salles et on serait pas connus, mais on aurait au moins nos potes et nos familles pour venir nous voir au début, et petit à petit on réunirait un peu plus de monde, et encore un peu plus, et on aurait peut-être un article à droite à gauche dans des journaux locaux ou sur des blogs.
Et même si je chante pas, je jouerai de la guitare, de la guimbarde ou de la scie musicale.
Et si je joue pas, je serai le directeur artistique, ou le scénographe, ou l'ingénieur du son.
Et même si on ne trouve jamais de scène, on bidouillerait ça chez nous autour d'un verre de vin blanc et des tomates cerises. On referait le monde en se disant qu'on y a sûrement une toute petite place, avec ce projet ou un autre, ensemble ou chacun de notre côté.
Parce que là, je crois que j'ai besoin de me dire que j'ai une toute petite place dans le monde, que ce que je peux proposer peut intéresser des gens, même si ça doit rester bloqué dans un garage. J'ai besoin de poser des marques que je déplace tout le temps, j'ai envie de retrouver Claire et Aurore pour qu'on rebosse ensemble sur des projets farfelus.
Même si ça donne rien, au moins on aura bien rigolé.
On jouerait aux Wriggles, à Oldelaf et Monsieur D ou à Stomp.
Allez, on aurait dit...

Par L'idz
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Samedi 4 novembre 2006

J'annonce officiellement maudire la saloperie de gamin de deux étages en-dessous, hyperactif sans doute, ou bien s'entraînant au plus grand nombre d'allées et venues dans l'appartement de ses saloperies de parents qui ne le saucissonnent pas dans un fauteuil avec un tamagoshi. Il arrive à faire vibrer le plancher deux étages au-dessus de lui, ce petit merdeux.
Et puisque je suis une fille, ce blog est un blog de fille, donc je peux parler chiffons, colorations capillaires et vapeurs. Y'a encore un mur qui s'est bâti tout seul devant mes pieds, j'ai la flemme de le gratter ou de l'escalader. J'ai la trouille d'aller dîner chez quelqu'un qui m'a gentiment invitée. J'ai la trouille d'y aller toute seule. J'ai la trouille de pas savoir qui sera là aussi. Ah oui j'ai la trouille de rentrer toute seule aussi. Parce que que j'ai la trouille des gens, de la nuit et des loups. Mais ça ira très bien, comme d'habitude, et la prochaine fois j'aurai la trouille aussi, et ça ira très bien, comme d'habitude.

Encore un post de dépressive capricieuse, un coup pour ma fierté mal placée. J'espère au moins que ça sera l'exorcisme de ces trouilles là.

Par L'idz
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Mardi 31 octobre 2006

Y'avait longtemps. Je me demandais ce que j'avais bien pû en faire. Mais la revoilà. Elle déteste la montagne de fringues, dont je ne mets même pas la moitié, de mon armoire. Elle toise mon ventre rebondi par un trop plein de boustifaille sans dépenses sportives. Devant le miroir elle me ricane de me redresser, de serrer les abdominaux, et ensuite moque ma poitrine opulente, nettement plus visible sans épaules tombantes. Elle sourit de mes cheveux tous secs aux extrémités, de mes ongles cisaillés à la dent, de mes pantalons retroussés.
J'hésite encore entre sombrer dans la déprime habituelle et heureusement temporaire qui l'accompagne, ou lui préférer la hargne blasée et maussade qui fait fuir tout mon entourage. Ou alors j'entame les hostilités en la saluant d'un poing fermé - majeur levé.
Salope de période "je suis grosse moche et fade".

Par L'idz
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Vendredi 29 septembre 2006

in-

C'est marrant, j'ai commencé par virer le texte d'accueil, et maintenant c'est le nom de ce site qui me sort par les yeux. Afficher un titre d'indécis, de faiblard, de gentillet, de mignonnet, de jamais sûr, d'angoissé, de névrosé alors que j'essaie de ne plus l'être, ben ça me gonfle en définitive. On n'est jamais sûr de rien effectivement, mais à ce rythme là on n'est même pas sûr de passer la nuit. Et venir sur un blog dépressif, ça donne pas envie. J'aurais dû l'appeler l'insatisfaite, parce qu'on n'est jamais content.

Allez on pète un coup, ca va aller.

Par L'indéciZ
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Lundi 28 août 2006

Bon...  Toujours pas de ligne éditoriale, peut-être que je n'en aurai jamais d'ailleurs. Finalement ici, pour le moment, c'est un peu le journal intime que je n'ai jamais écrit, et qui n'intéresse pas plus de monde que les habitants de mon nombril. Me voilà dans une phase où l'expérimentation du doute règne en souveraine. Ca n'est d'ailleurs pas inintéressant, dans la mesure où je me suis promise intérieurement de me casser une dent à la moindre lamentation. Maintenant cette promesse n'est plus le fardeau de ma conscience, elle est posée ici, avec des mots, je vais bien être obligée de la suivre à défaut de quoi je serais qualifiée de menteuse, ce que je ne crois pas être. (Vous n'imaginez pas à quel point je me concentre pour croire moi-même à mon discours de warrior)
Je me suis toujours refusée d'écrire mes vapeurs sur le papier, et finalement je me dis que le bon à en tirer, c'est que justement ces vapeurs sont écrites, qu'elles existent donc, et que par conséquent on est obligé de les assumer. C'est peut-être pour ça que la proportion de blog-journal intime est si impressionnante, talonnée de près par les blogs sur les chats. (mais là, je n'ai pas d'explication)

C'est peut-être (enfin) le moment de se lancer à écrire des choses qui seront davantage à assumer que si elles étaient tues. Et d'ailleurs, il n'y a rien d'extraordinaire à assumer là-dedans. Juste que j'ai perdu l'habitude de ne pas garder pour mon nombril mes questions existentielles. Et je ne sais pas pourquoi, j'ai du mal à franchir le pas. C'est toujours difficile de dire les choses quand on n'est pas confiant. Et en même temps, je n'ai plus (trop) peur de me prendre des claques, des coups, des déceptions. J'ai dormi pendant trop longtemps. Je commence pas demain, je commence dès maintenant. Et je crois que je crois à ça :
"Avant d'être totalement engagé, l'hésitation nous tenaille, il reste une chance de se soustraire à l'initiative, toujours la même impuissance devant la création. Il existe une vérité première dont l'ignorance a déjà détruit d'innombrables idées et de superbes projets : au moment où l'on s'engage totalement la providence éclaire notre chemin. Une quantité d'éléments sur lesquels l'on ne pourrait jamais compter par ailleurs contribue à aider l'individu. La décision engendre un torrent d'évènements et l'individu peut alors bénéficier d'un nombre de faits imprévisibles, de rencontres et du soutien matériel que nul n'oserait jamais espérer. Quelle que soit la chose que vous pouvez faire ou que vous rêvez de faire, faites-la. L'audace a du génie, de la puissance  et de la magie. Commencez dès maintenant."  GOETHE

Vous y croyez au hasard, vous ?


Par L'indéciZ
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Jeudi 24 août 2006

C'est fou tout ce qu'on peut amasser comme bazar au fil des années. J'en ai foutu un bon paquet à la poubelle. Fait du vide dans mon armoire. Dans mes papiers. Dans ces bibelots gardés religieusement au nom d'un sacro-saint attachement à des souvenirs. Fini de regarder derrière. Je défonce les portes. Même si elles sont ouvertes.

 

Par L'indéciZ
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Mercredi 23 août 2006

Il était une fois une petite voiture noire coincée dans ces furoncles de foutriquets de bouchons de merde, putain quoi fait chier bordel c'est pas possible quoi merde. A son volant, une jeune damoiselle friande de découvrir la ville et les gaz d'échappement qui vont contribuer à foutre en l'air la planète, quoi, féchier merde, on respecte plus rien de nos jours, protégeons la nature bordel, et vive le Fly-Tox, et Hûûk Hûûk dirait le capitaine Haddock. Mais là n'est pas la question, petit patapon. "Prenons notre mal en patience", se dit la jeune damoiselle, alias moi, avant d'ajouter "Allez tiens, je vais même profiter de la douce odeur de gaz d'échappement, je vais ouvrir ma fenêtre". Horreur, vlà t'y pas que qu'est-ce qu'y a t'y pas sur le rétro avant gauche de la voiture ? Une énorme toile d'araignée, avec son auteur qui pendouille en-dessous. J'entreprends (avec moult pincettes) de flanquer mon index sur tous les grands fils de toile de cette p**** de bestiole qui relient le rétro et la fenêtre. Allez courage. Un... deux... le troisième... Allez l'en reste plus qu'un, et ensuite l'araignée, avec un peu de bol, va tomber sur la route. Pfchoute coup d'index dans le dernier fil de toile, HORREUR L'ARAIGNEE EST ACCROCHEE AU FIL QUI EST ACCROCHE A MON INDEX QUE JE VIENS DE RENTRER A L'INTERIEUR DE LA VOITURE...
Bon... Restons calme... pas de panique... Une araignée d'une taille tout de même considérable avec un énorme abdomen (typée araignée de jardin, deux centimètres environ d'envergure, ce qui n'est pas tant que ça, mais qui paraît deux mètres d'envergure quand on a une trouille bleue des araignées) est quelquepart juste à côté de moi, dans MA voiture, sans MON autorisation, et le PIRE, c'est que je ne la vois même pas, vu qu'il fait nuit, et que je peux pas allumer de petite ampoule dans la voiture... En plus j'ai peur d'avoir peur de là où je vais la voir, donc finalement c'est très bien que je n'y voie rien.
Je suis toujours dans les bouchons, je vais quand même pas me garer et reperdre une demi-heure dans les embouteillages, je suis un warrior, je continue.  Je médite donc, zen attitude, faisons le vide, ne pas faire de geste brusque si je la vois. Je me conditionne à mort en me disant que de toute façon, y'a peu de chances que dans toute la place qu'il y a dans la voiture, elle ait choisi mon corps bourrelé pour faire une petite exploration.
Allez ça repart. Périph. Sortie du périph. Feu rouge. Sous un lampadaire. Je m'arrête. Je regarde partout, je ne la vois pas. Puis je vois du coin de l'œil un truc qui gigote vers le bas. HORREUR, ELLE EST AGRIPPEE A LA DOUBLURE DE MON MANTEAU... Pas de panique, trouver n'importe quoi pour l'assommer. Pas le temps d'enlever ma chaussure, d'autant plus que celle-ci est au bout de mon pied qui est sur la pédale de frein, et idem pour l'autre et la pédale d'embrayage. Je ne trouve que la merde de chiffon dépoussiérant qui traîne par terre. Je balance des coups de chiffon décidés vers la doublure de mon manteau, et quand j'en compte 581 et que les voitures de derrière commencent à klaxonner parce que le feu est passé au vert, j'avance.
Au feu d'après, je scrute, mi-soulagée, la doublure de mon manteau pour voir s'il y a des rescapés. Et oui, y'a des rescapéEs, une patte, deux pattes, trois pattes, toutes les pattes qui gigottent péniblement. Rebelotte, coups de chiffons, sueurs froides, restons zen ce serait con d'avoir un accident pour une salop***** d'araignée de p**** de ch****, vite, une place de parking, vite, ne pas rater le créneau. Elle doit être toute écrasée dans la doublure de mon manteau, qui est fermé, donc elle est peut-être collée à mon pantalon, ou pire, en train de remonter le long de ma cuisse.
Créneau réussi. Pas de lampadaire. Appartement pas loin. Courir. Mon sauveur doit être à la maison. Courir. Le plus lourdement possible pour que les chocs fassent tomber l'araignée, si elle est vivante, sur le sol. Gravir les marches 4 à 4 (enfin les huit premières, après je suis déjà exténuée). Clé dans la serrure. Bruits de pas dans l'appartement. La voix rassurante que j'attendais : "Salut, t'as passé une bonne journée ?". "Euh j'ai un truc à te demander c'est très urgent je hurle pas pour ne pas te faire peur mais au secours aide moi je dois avoir une araignée sur moi et j'ose pas regarder où elle peut être vite enlève moi mon manteau sinon je crois que je vais m'évanouir" (le tout sur un ton archi monochorde, le plus calmement possible pour ne rien faire paraître de mon hystérie affolée intérieure, mais également le plus rapidement possible parce que pendant toute cette tirade, Dieu sait dans quel recoin de mon anatomie l'autre saleté s'est cachée).
J'ai fini en culotte sur le parquet, mes affaires éparpillées partout, mon sauveur les secouant dans tous les sens en me répétant "T"inquiète pas t'inquiète pas on va la trouver". Et on l'a pas trouvée. Donc elle est peut-être tombée dans la rue, ou encore dans la voiture, ou pire, dans mon sacamain ou dans mon manteau. Demain je les brûle.

Moralité : partout où toi aller, Baygon Vert toujours emporter.

Par L'indéciZ
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Mardi 22 août 2006

Quelle ne fut pas la surprise de Madame T. quand, après nettoyage de printemps sur son équidé, elle retrouva ce dernier affublé d'une curieuse teinte rappelant fortement celle des schtroumpfs. C'est ça de faire le kéké avec les shampoings spéciaux pour robe grise des chevaux. Respectez les doses prescrites, demandez conseil à votre pharmacien.

Motus pour cette histoire, c'est top secret, mais j'aurais bien aimé être là pour voir la tête de Madame T.

Par L'indéciZ
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Mardi 22 août 2006

L'indéciz ou l'art du je sais pas trop. Faut pas se plaindre après d'avoir des regrets. Toujours indécise, mais plus envie de regrets. Les repères ont été effacés par quelques poignées de jours hors des sentiers battus de la routine quotidienne, et voilà que se dresse devant un éventail de possibilités que je m'étais interdite d'espérer.
Alors que fait-on ? On envoie tout promener, on se barre tout seul sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle ? On change de boulot ? On trouve le vrai boulot ? On monte un truc ? On le monte où ? On fait du tri dans les armoires ? On balance ? Quitte à laisser la proie pour l'ombre peut-être. J'ai jamais pris la peine d'imaginer une rupture totale avec maintenant. C'est peut-être le moment. Même si des plumes ont déjà été brassées au passage.

Et j'aurai tout gagné quand j'aurai viré tous ces peut-être. 

Par L'indéciZ
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Vendredi 28 juillet 2006

Pas facile une vie transitoire entre le "j'ai un boulot mais partiellement", "j'étudie mais de plus en plus occasionnellement". Je retourne au stade embryonnaire. Envie de siestes, perpétuelles. D'ailleurs pourquoi s'en priver ? Vingt minutes et une heure et demi pour s'en remettre, émerger, se convaincre que la motivation viendra bien, elle. Va falloir que j'aille la chercher, l'envie, la motivation. Mais après deux semaines d'évasion dans d'autres contrées alors.

Et si je m'inscrivais à Qui veut gagner des millions ?

Par L'indéciZ
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