Gniiiiiiiiiiiiiiiiii

Vendredi 4 mai 2007

Depuis quelques mois, 'Culé, nouveau voisin de la cage d'escalier voisine de la nôtre, rend hommage au calme de la nuit, une fois de temps en temps, en montant les décibels des hymnes traditionnels Pète-Couilles à 670, puis entonne des hurlements guerriers et bestiaux avec la communauté hystériquement amicale regroupée dans ses appartements. Le tout débute généralement vers 1 à 2 h du matin. Doit s'en suivre le rituel de mise à mort d'une génisse, comme en témoignent les cris stridents et les sabots martelant le sol pour échapper au sacrifice. C'est au petit jour que cessent les festivités, quand il est à peu près 5h et que là, vraiment, j'aimerais réussir à trouver le sommeil parce que dans deux heures et demi je me lève.
Toutes les trois semaines, ça agace au bout d'un moment.
N'ayant pas le code de la porte donnant dans la cage d'escalier de 'Culé, je ne peux ni rassembler mon courage pour aller troubler ce vacarme, ni appeler les flics pour qu'ils le fassent à ma place. Parce qu'eux non plus ne peuvent pas entrer.
Alors la solution c'est d'aller faire un tour à l'agence immobilière qui est également syndic de l'immeuble, pour lui demander le code de l'immeuble de 'Culé. "Vous comprenez, pour des raisons de sécurité, on ne peut pas vous donner le code de cet immeuble, je dois d'abord en référer à mon patron, laissez-moi votre numéro de téléphone, je vous rappelle dès demain", a dit la chevelue de l'agence il y a trois semaines.
Jusqu'à aujourd'hui, pas de nouvelles, donc retour à l'agence, où une dame très gentille donne immédiatement le code de l'immeuble, et où subitement déboule la chevelue, qui curieusement me fait me sentir idiote et coupable de venir me plaindre du bordel que flanque un voisin qui ne doit exister que dans mes rêves les plus fous. "Vous comprenez, personne d'autre que vous ne s'est plaint, c'est ça aussi"... Merde, en fait tout doit se passer dans ma tête, je simule des insomnies en les imputant à un voisin imaginaire dont personne n'a remarqué la bruyante présence nocturne.
Remerciements à la gentille dame au code, maintenant si on appelle les flics ils pourront entrer dans l'immeuble. "Vous devriez aller frapper à la porte de la personne au préalable, plutôt que de directement appeler la police, ce serait peut-être plus courtois, vous comprenez ?" Ah oui la chevelue est toujours là, de moins en moins avenante, voire désagréable, fidèle à l'adage selon lequel on ne survit qu'en plaçant "vous comprenez" dans toutes ses phrases.
C'est elle qui nous conseillait, à mon grand barbu et moi-même, concernant le prédécesseur de 'Culé qui décibélait à 580 toutes les trois nuits et qui avait même poussé le bouchon, Maurice, jusqu'à faire un paintball dans sa cage d'escalier en pleine nuit suite à sa rupture avec sa mie, elle qui nous conseillait donc d'appeler directement la police qui se déplace toujours et qui entre facilement dans n'importe quel bâtiment. "Vous comprenez, mieux vaut appeler directement la police dans un cas de vacarme nocturne, ne vous déplacez jamais, surtout pas seul(e), on ne sait jamais sur qui l'on peut tomber, ni dans quel état."
Mais là, il faut être courtois avec le voisin dont personne ne se plaint sauf nous, et surtout ne pas faire remarquer à la chevelue qu'elle aurait pu avoir la correction de nous rappeler comme promis.
Parce que là, elle sort les crocs. La salope.

Par L'idz
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Vendredi 27 avril 2007

Qui est allée trouver avec affolement et embarras une vendeuse d'un magasin pour lui demander de l'aider à sortir d'un pantalon dont la fermeture éclair est coincée (en position fermée bien entendu) ?

Finalement la fermeture éclair, toujours fermée, a opté pour la cassure. En plein milieu. Plus d'espoir de réussir à la rouvrir du coup. Et la vendeuse qui rit à gorge déployée ("ça fait douze ans que je travaille ici, je croyais avoir tout vu, mais non...") pendant que je cherche un trou dans lequel me glisser, et il fait de plus en plus chaud et je deviens de la couleur du tee-shirt fushia que j'ai sur le dos...

20 minutes (montre en main, c'est long 20 minutes) pour sortir de ce p**** de pantalon...

Par L'idz
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Lundi 23 avril 2007

- Piapiapiapiapiapiapiapia piapiapia piapiapiapia piapiapiapia piapia piapiapia piapiapiapiapia piapia pia piapiapia piapiapia piapiapiapia piapiapiapiapia piapiapia piapiapiapia piapiapiapia piapia piapiapia piapiapiapiapia piapia pia piapiapia piapiapia piapiapiapia...
- ...
- Piapia piapiapiapiapia piapiapia piapia piapia piapiapiapiapiapiapia pia piapiapia piapiapiapiapia piapiapia piapiapiapia piapiapiapia piapia piapiapia piapiapiapiapia piapia pia piapiapia piapiapia piapiapiapiapiapiapiapiapia piapiapia piapiapiapia piapiapiapia piapia piapiapia piapiapiapiapia piapia pia piapiapia piapiapia piapiapiapia...
- ...
- Pia piapiapiapia pia piapia piapiapia piapiapiapiapia piapiapia piapiapiapia piapiapiapia piapia piapiapia piapiapiapiapia piapia pia piapiapia piapiapia piapiapiapiapiapiapiapiapia piapiapia piapiapiapia piapiapiapia piapia piapiapia piapiapiapiapia piapia pia piapiapia piapiapia piapiapiapia...
- ...
- Piapiapiapiapia piapia piapiapia piapiapiapiapiapiapiapiapia piapia piapia piapiapiapiapia piapiapia piapiapiapia piapiapiapia piapia piapiapia piapiapiapiapia piapia pia piapiapia piapiapia piapiapiapiapiapiapiapiapia piapiapia piapiapiapia piapiapiapia piapia piapiapia piapiapiapiapia piapia pia piapiapia piapiapia piapiapiapiapiapiapiapiapia piapiapia piapiapiapia piapiapiapia piapia piapiapia piapiapiapiapia piapia pia piapiapia piapiapia piapiapiapia...
-... ... ... ... Mais putain... Chut, silence, chut quoi bordel, foutez-moi la paix, j'ai juste envie de pas parler, de pas écouter, bondieu d'bondieu.

Par L'idz
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Vendredi 20 avril 2007

J'ai changé de mutuelle santé depuis bientôt un an, et depuis je me bats avec la Sécu, mon ancienne mutuelle et la nouvelle pour être remboursée de mes frais médicaux. (ce à quoi sert une mutuelle, justement) Parce que justement, ça fait des mois que je n'ai reçu aucun remboursement, d'où des allées venues, coups de fils et mails entre ces trois organismes, où les gens ne sont pas toujours très aimables au passage. (la palme revenant au gars de la Sécu)
Aujourd'hui, lassée de tout ça, je traverse la rue pour aller une dernière fois voir la dame de ma nouvelle mutuelle (dont les bureaux sont juste en face de chez moi), pour beugler une bonne fois pour toutes, vu que visiblement y'a que ça qui marche. Mon courage en bandoulière, je commence à réexpliquer pour la 47ème fois le problème, donc j'ai changé de mutuelle, mais la Sécu me croit toujours chez l'ancienne mutuelle, alors je suis allée voir la Sécu qui m'a envoyée chez mon ancienne mutuelle, laquelle m'a renvoyée à la Sécu, et rien n'a changé, alors chère madame pardonnez mon agacement mais je ne sais plus qui appeler pour que mon adhésion à une mutuelle serve à ce à quoi elle doit servir, c'est-à-dire compléter les remboursements de la Sécu, parce que bon là j'en ai un peu marre, voyez-vous chère madame, et je ne sais plus à quel sein me vouer. Réponse de la dame : "Bon alors attendez, j'ai rien compris à votre problème". Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.
Bienbienbienbienbien. Un tantinet agacée, mais rassemblant tout mon tact pour être le moins sèche possible, après tout la dame n'y est pour rien, je me relance dans une explication, parce que là, bon, ça commence à bien faire, chère madame, comprenez-vous mon désarroi virgule point d'interrogation bordel réprimé.
Réponse de la dame : "Mais vous nous envoyez bien les décomptes ?". Les décomptes ? Quels décomptes ? Je ne reçois pas de décomptes, chère madame, c'est justement ça le problème, du moins en partie, gnii putain intérieurs bordel.
Non, ce que je reçois de la Sécu, tous les trois mois, c'est des feuilles comme celle-ci, avec le -vision d'horreur-... glp... Avec le décompte des prestations... Sourire gêné. D'accord.
Bon ben... je crois que le souci est réglé donc.
Voilàvoilàvoilà.
Au revoir madame, je vais de ce pas me coller entre deux lattes de parquet pour me faire oublier quelques instants.

Par L'idz
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Mercredi 4 avril 2007

Mgnnnnnnnnnnnnn mggngnnnnniiiiibruitcontinumniiiii MGNIIIIIIIIIIIIIII Mggniiiuiuiiiwwiiii...
CHIER ******* MERDE !
MniiiiiiiiiiiiiiiMNIIIIIIIIIIIIII
MVRbruitcontinuVRVRVR VRRRRRrVVmmmmGniiiiiiiiiiii...
TchULé d'BORDEL !
MrrrrnnnnnnMMMMMMnnnnnnngnnnnnnnnnnn MnIiiiiiiiiiiiiiiIIIIIIIII
RhôputAIN 'foiré borDEL de BATard PUTAIN !
MRNgnnnnnnnnnnnn MRGNNNNNNNNNNNNNNNNN
AAAaaarrrgh Saloooooooop***** !!


...
On m'a prêté une Playstation...
...
Grand tourismo...
J'aurai tapo...

Par Subarutchulé
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Mardi 27 mars 2007

Je continue dans mes promenades matinales. Je n'avais pas pris le bus depuis des lustres avant ce matin. Quand j'étais petite, un ticket de bus valait 3,40 Francs. Maintenant, il faut compter 1,20 €, soit 8 Francs. Avant, pour garer sa bagnole on trouvait assez facilement de la place. Maintenant c'est plus compliqué de trouver une place, et encore plus d'en trouver une à stationnement gratuit. Ce qui est assez indispensable quand on habite en centre-ville, faute de quoi il faudrait descendre mettre des sous dans l'horodateur toutes les deux heures. Avant, on disait un parcmètre. On mettait une pièce et on tournait un bouton rouge assez dur, ça faisait un cliquetis de passage secret, et on pouvait partir. Le parcmètre veillait sur la voiture, il y était tout entier consacré, et son voisin à la voiture voisine. Maintenant on dit un horodateur. Et quand on a besoin de prendre la voiture pour aller quelquepart, en limitant les trajets bien entendu pour ne pas entraîner un pic de pollution, il faut bien la regarer ensuite. Après 18 tours de pâté de maisons, on agrandit le cercle. Mon record c'est 1h20 pour trouver une place. Bordel. Foutez des zones de stationnement gratuit partout et les citadins sans parking dans leur immeuble passeront moins de temps à engorger et polluer le centre-ville en cherchant une smmmm.....ope de pmu.....t... ch.... de place, de laquelle ils ne bougeront pas, pour la plupart, pendant plusieurs jours.
Donc comme c'est pas pratique de se garer, il vaut mieux prendre le bus. Y'a quelques petites villes en France où les transports en commun sont gratuits. En Belgique aussi. Ici, le ticket de bus ou de tram est valable une heure. Et me revoilà à ce matin. Après dix minutes de trajet j'étais arrivée à destination, alors en descendant du bus je me suis approchée d'une dame qui attendait, elle m'a regardée d'un oeil inquiet (on peut même plus accoster les gens dans la rue sans qu'ils aient l'impression d'être agressés), et je lui ai filé mon ticket de bus. Et elle m'a souri.
Alors voilà ce qu'il faut instaurer, la gratuité indirecte des transports en commun. Les voyageurs occasionnels (qui n'ont donc pas d'abonnement et utilisent des tickets à l'unité, valables une heure quelle que soit la ligne de bus ou de tram utilisée) filent leur ticket à d'autres voyageurs occasionnels, les gens se sourient, se remercient, sont contents de prendre le bus, et voilà, plaf, cohésion et solidarité citoyenne, tout le monde se fait des câlins et la vie est belle.
Le ticket ? Fesez-le tourner.
Il est pas beau mon slogan ?

Par L'idz
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Lundi 26 mars 2007

J'aime pas me lever tard. Mais j'adore bien dormir, ce qui est assez atypique, il est bien connu que tout le monde aime mal dormir, virgule, connasse. Avant j'étais capable de me lever aux aurores le dimanche, juste pour le plaisir, prendre le temps de temps en temps, de refaire d'un homme un enfant, bref tagueul, donc pour le plaisir, s'offrir ce qui n'a pas de prix, un peu de rêve à notre vie. Pour le plaisir, disais-je, de me balader dans les rues désertes d'ouque ça sent bon le frais du matin délicat. J'en profitais d'ailleurs pour aller quérir quelques croissants pour nourrir toute ma petite famille qui criait pioupiou du fond de son nid. Avant de partir, laisse-moi dormir tout contre toi, j'allumais le feu, allumer le feu, et voir grandir la flamme dans vos yeux, pour faire chauffer l'eau qui allait être toute chaude à mon retour, pour le café.
Un matin tout de même, il m'a fallu expliquer ma manière de penser au gaz qui refusait de s'allumer. Woosh la flamme s'allume tout de même, ça sent un peu le cramé mais je peux aller vaquer à ma promenade boulangerique. C'était un chouette matin froid et brumeux. Et c'est là que je me rendis compte que la boulangère me faisait de l'oeil. C'est du moins ce que j'ai supposé sur le moment, vu les regards insistants qu'elle me jetait. Puis je remarquai que les autres clients matinaux de la boulangerie devaient également être follement épris de moi. Ragaillardie par tant d'amour semé dans les airs, je pris mes croissants et m'en retournai vers mes appartements. Et c'est alors que je croisai mon reflet dans un miroir. Et que j'y vis non pas deux sourcils bruns, mais un gros sourcil frisé blanc surplombant des cils du même acabit. Que d'un côté. Ouf.
C'est là que la bande se rembobine, que je me revois penchée sur cette saloperie de gaz qui ne veut pas s'allumer, qu'il woosh se décide enfin, que ça sent un peu le cochon grillé, que je suis toujours penchée, que je sens la chameur de la flamme sur mon front mais sans plus, que je pars à la boulangerie, et que je ne sais pas que je suis devenue la réincarnation du père Noël.
Avec mon sourcil et mon cil cramés.
Juste sur le bord, seulement.
Ouf.

Par Le père Noël
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Samedi 24 février 2007

Ca vous arrive jamais d'avoir une paupière qui saute comme une guedin toute seule alors que vous lui avez rien demandé ?
Ca fait tiptiptiptiptitptiptiptiptiptip <==== bruit de la paupière qui saute en rythme
Hé ben depuis cet aprem, ça me fait ça, mais sur le bout de mon nez. Sur le haut de la narine droite pour être précise.
Hé ben vous savez quoi ?
...
C'EST ENCORE PLUS AGACANT !!
Ghniiihihihihihimgghghiiii <==== rire nerveux très agacé au bord de l'hystérie.

Comme la rumeur urbaine qui grouille sous les bas fonds de la ville au crépuscule dit toujours que c'est un manque de magnesium, que le remède miracle est de se baffrer de chocolat, je viens de m'en enfiler 44 kilos et ainsi ruiner tous mes efforts sportifs d'affermissement de mon corps de rêve.
Mission non accomplie, ça tapote toujours.
J'hésite encore entre me faire une ablation de l'arête supérieure de la narine droite, ou envoyer un fax au gestionnaire de mon nerf nasal afin qu'il mette un terme à mon abonnement, et ce incessemment. Il se passe de drôles de trucs dans le corps humain quand même.

Réflexion faite, je crois que je vais plutôt me coller une beigne, ça la calmera cette salope.

Par L'idz
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Vendredi 19 janvier 2007

Ca fait un an et demi que j'essaie de me décider à faire ce mémoire que je dois faire mais que j'ai pas envie de faire. D'abord parce que j'ai la flemme de fournir un travail constant pendant plusieurs mois. Aussi parce que je trouve beaucoup plus aisément de l'énergie à dépenser (oh, il faut im-pé-ra-tivement que je pense à aller voir si je trouve une housse pour mon lecteur mp3) dans des trucs (tiens je fabriquerais bien une étagère) à la con (bigre mais les vitres sont répugnantes, vite, mon Décrastou)... Mais surtout parce que je m'en sens incapable. Incapable de ne pas me disperser, incapable de verbaliser, incapable de rester concentrée sur mes idées pendant le temps qu'il me reste pour le boucler, ce mémoire.
Maintenant, on est en janvier, presque la moitié de l'année s'est écoulée, et je me sens totalely à la bourre de bâtard. Donc d'autant moins capable de bosser puisque dans l'urgence, c'est affolement n'Co chez l'indécise. Oui mais voilà, comme je suis une sportive, et à fond la forme, j'ai un mental de warrior et je m'échine à gravir les échelons de la vie à pleines dents, que j'ai au nombre de vingt-six. (quatre dents de sagesse -et deux joues de hamster- en moins, plus deux qui prenaient trop de place) Un boulot à temps partiel, c'est bien, ça plonge dans le monde du travail, ça fait une expérience de plus, et ça ramène quelques deniers. Mais il pourrait facilement devenir définitif si je ne me bouge pas la gelée anglaise qui me sert de muscles fessiers.
Alors c'est comme ça que je me suis retrouvée, presque à l'insu de mon plein gré, à dévorer le support de mon mémoire (non je ne travaille pas sur le tiramisu, et d'ailleurs les phénomènes sismiques ne sont pas de mon ressort), puis à prendre des notes, puis à faire des recherches, puis à réfléchir, et c'est là que je dus me rendre à l'évidence. La machine est en route ! El macina ist on the road again !

Je vous dis tout ça, et j'ai bien conscience que votre coquillard subit les assaut d'un tamponnage excessif. Mais écrire ça, c'est un peu comme un contrat moral qui me lie à vous, à over-blog, au monde entier, qui me châtierait de ma témérité s'il me venait à l'idée de tout abandonner. Si je ne suis pas une menteuse quand je dis que je bosse, ben faut que je bosse. Donc je le dis. Donc je bosse. Donc je le dis. Donc je bosse. Donc je le (bon tagueul)...
Je pars donc demain en safari sur les îles Baboué, à la recherche de Duracel le petit lapin que je me ferai un plaisir, une fois l'avoir bouffé de mes vingt-six dents, de démunir de son carburant.

Dites-moi que je vais pas flancher.

Par L'idz
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Vendredi 8 décembre 2006

Mercredi matin, départ pour bosser à 7h. Les rues sont vides, c'est bien agréable et elles ont bien raison, c'est pas une heure pour être debout. En plus, ça sent bon le frais. J'étais en train de me dire que le calme, y'a que ça de vrai, quand un râle alcoolisé vient m'extirper de mes pensées champêtres. Ah ben oui, sur le trottoir d'en face, y'a un gars assis contre un mur, qui peine à retrouver mon prénom pour me saluer jovialement : "Mhhhhh ? HéHooHOOOHééé ? Hooo !?! Salope ? HééHooo ? Sal... SalOOOOPE !" Je lui aurais bien renvoyé affectueusement tous mes voeux de bonheur pour cette journée qui commençait formidablement bien, mais j'étais un brin à la bourre et je ne me suis pas arrêtée, j'ai même pressé le pas. Pour être sûre d'être à l'heure, bien entendu. Ma charmante rencontre matinale a dû croire que j'accélérais pour le fuir, il a donc sûrenchéri à grandes beuglades. "Mhhhh ? Hééé ? Salooope ! Sal... Pute ! salOPE ! SALE PUTE ! HOOOO !!"
Sans cesser de marcher à toute berzingue, je me retourne et constate avec horreur que le gars est à présent en plein milieu de la rue, debout par je ne sais quel miracle vu le degré d'alcoolémie que doit être le sien, et qu'il me court droit dessus. D'un seul coup, je hais le calme et le vide des rues à 7h du matin. "Sale pute ! SALOPE ! Viens là ! SAL... PUUUTE !" Et puis j'aperçois au coin de la rue une dame avec ses tictictiptaptaptic de talons, je la regarde en lui faisant signe que le monsieur, là, en train de me courir après dans la rue, il a l'air un peu énervé, et il me fait un peu peur. Du coup la dame hésite et s'arrête, le gars fait de même en continuant toutefois de réveiller le quartier, il titube, fait demi tour et se barre en courant. Hé ben je n'ai jamais autant adoré le tiptitctactiptac des talons de chaussures des dames.
Je ne sais pas bien ce qu'aurait fait le gars s'il m'avait rattrapée. De toute façon, j'aurais courru plus vite que lui, et si ça se trouve il n'aurait rien fait d'autre que continuer à me gueuler dessus. Là j'ai regretté de ne pas faire 1m90, 110kg de muscles, de lui éclater les dents sur le bitume, les roustons sur mon genou. Pas parce qu'il aurait pu me rattraper. Mais parce qu'il m'a fait peur. Parce que je me suis sentie impuissante et faible. Et surtout parce qu'il n'a pas arrangé mon angoisse de la nuit et de la viande saoûle.

Même s'il n'était que 7h du matin.

Par L'idz
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